Mairie de Cotonou : Les conséquences d’une révocation mal pensée

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Ça grogne à la mairie de Cotonou. L’intérim commence par peser lourd pour Isidore Gnonlonfoun. On ne savait pas qu’un maire intérimaire pouvait fait objet de vote de défiance. Mais depuis quelques jours une trentaine de conseillers municipaux veulent la tête de l’actuel édile de la plus grande métropole du Bénin. Principal argument avancé, la ville vit au ralenti depuis plus d’un an que le maire élu Léhady Soglo a été révoqué.

Cotonou est de plus en plus sale. Si la situation était déplorée du temps de l’ancien maire Léhady Soglo, depuis plus d’un an qu’il est révoqué par le pouvoir de la Rupture, rien n’a changé à Cotonou. Bien au contraire, la ville est plus sale aujourd’hui qu’il y a un an. Les ordures jonchent les rues. L’insalubrité a atteint son paroxysme à tel enseigne que même les conseillers municipaux s’en offusquent. Ils tiennent pour principal responsable de cet état de chose le maire Isidore Gnonlonfoun qui, compte tenu de son statut d’intérimaire, a du mal à prendre certaines décisions. Du coup, les élus municipaux ont adressé une demande de vote de défiance au préfet afin de mettre fin à un intérim qui commence par porter préjudice à la 1ère ville du Bénin.

Après la révocation du maire de Cotonou, on avait pensé que la Rupture prendrait les choses en mains. On avait pensé que c’était l’occasion de montrer aux Béninois que la ville vitrine pouvait être mieux gérée, que les ordures sur les terre-pleins centraux ne seraient plus le quotidien des populations. Mais depuis plus d’un an, la seule chose de positif enregistrée, c’est l’électrification des artères principales de la ville. Côté assainissement et propreté de la ville, aucun effort n’a été fait. On savait que l’ancien maire avait évoqué le refus du gouvernement d’autoriser la signature de contrat aux structures de pré-collecte compte tenu de l’imminence du projet asphaltage. Cela faisait d’ailleurs partie des points de discorde entre Léhady Soglo et le pouvoir de la Rupture. L’ancien maire voyait dans ce refus une façon de le mettre à mal dans son électorat. Mais depuis, l’asphaltage annoncé ne prend toujours pas corps. Les contrats des structures de pré-collecte n’ont pas été renouvelés non plus. Le maire intérimaire, dont certains disent qu’il répond aux doigts et à l’œil du préfet, reste impuissant. Ceci au risque même que l’opinion soit défavorable au régime étant donné que le maire révoqué ne peut plus être tenu pour responsable de la situation actuelle. Tout ceci démontre que le pouvoir de la Rupture n’avait pas préparé la suite de la révocation. Ou du moins, le pouvoir ne s’attendait pas à ce que l’intérim puisse durer aussi longtemps. A-t-on agi en son temps pour le bien de la ville ou pour régler des comptes politiques ? Chacun peut se faire aujourd’hui une opinion.

 

M.M

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