Enseignement supérieur: Le gouvernement toujours dans la provocation des enseignants

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L’ambiance se dégrade davantage et pourrait devenir suffocante entre les enseignants des universités nationales du Bénin et le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Et ce, au regard des derniers évènements notamment le courrier du Directeur du cabinet du ministère exigeant du recteur de l’Uac, le point des cours non déroulés le jeudi, 31 janvier 2019, date à laquelle les enseignants du supérieur ont tenu un sit-in de protestation contre les nominations dans les universités. Les enseignants du supérieur concernés devront-ils s’attendre à des sanctions ou cela ne relève que de l’intimidation ?

Par correspondance N°0359/MESRS/DC/SGM/SA en date du 06 février 2019 et signée du directeur du cabinet du Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Bienvenu Koudjo, injonction est faite au recteur de l’université d’Abomey-Calavi (Uac) de faire parvenir au Ministère, “le point des cours non déroulés le jeudi, 31 janvier 2019 entre 09 heures et 12 heures dans les différents établissements ainsi que les noms et prénoms des enseignants programmés pour dispenser lesdits cours“. Le délai de ce lundi, 11 février à 12h30minutes a été accordé au recteur pour se plier à cette injonction. Ce qu’il importe de préciser est que la date ainsi que la tranche horaire ciblées par le courrier ne sont rien d’autres que celles choisies par les enseignants du supérieur pour protester contre la suspension des élections et les nominations des responsables dans les universités nationales. En effet, par décret N°2018-441 du 20 septembre 2018, le gouvernement béninois a décidé de suspendre “à titre transitoire“, les dispositions des articles 19, 24, 27, 31, 33, 34, et 44 du décret N°2016-208 du 16 avril 2016 portant création, attributions, organisation et fonctionnement des universités nationales en République du Bénin, modifié par le décret N° 2016-638 du 13 octobre 2016 relatives à l’élection des recteurs, vice-recteurs, membres du Conseil d’administration d’université, doyens, directeurs, vice-doyens et directeurs adjoints des unités de formation et de recherche (Ufr) des universités nationales du Bénin. Ceci, en attendant l’examen de la nouvelle gouvernance des établissements publics d’enseignement supérieur par le Conseil national de l’Education (Cne). Contre toute attente, le gouvernement estimant que la légitimité des responsables des Ufr est remise en cause étant donné qu’ils sont en fin de mandat, a récemment prononcé des nominations dans les universités nationales. Ce que n’approuve pas l’Intersyndicale des enseignants du supérieur qui dénonce une menace sur les acquis démocratiques et les libertés universitaires. Le sit-in de protestation organisé par ces derniers jeudi, 31 janvier dernier dans les locaux du Ministère ne restera visiblement pas sans conséquences. En tout cas, le courrier exigeant le point des cours non déroulés le jour du sit-in semble ouvrir d’ores et déjà, un nouvel épisode de ce feuilleton qui risque de se terminer sur une note amère. Le gouvernement prendra-t-il des sanctions administratives contre les enseignants du supérieur ayant pris part au sit-in ? Ou cela ne relève juste que de l’intimidation pour freiner ces derniers dans leur élan de ne point fléchir jusqu’à ce que les acquis remis en cause soient reconnus et respectés ? En tout cas, difficile de dire ce qu’il adviendra de ce point…

 

Une menace ou une simple formalité comme avec les enseignants du secondaire…

 

Si la présente correspondance surprend plus d’un et ne concourt point au dégel de la crise, il faut préciser qu’un courrier similaire avait été également adressé aux responsables de Collèges d’enseignement général après le boycott de l’évaluation intellectuelle et pédagogique des enseignants du secondaire. Seulement qu’ici, depuis que le courrier a été transmis, aucun bourdonnement de mouche autour du communiqué. Plus rien ! Aucune sanction prise ! Ce fut comme une simple procédure administrative qui s’imposait étant donné que le régime actuel reste accroché au respect des textes. Pour plusieurs observateurs, il n’est pas exclu que le courrier adressé à l’autorité rectorale subisse le même sort. C’est clair que le gouvernement ne voudra pas dresser davantage contre lui, la communauté universitaire qui croit de moins en moins à la capacité du régime à repositionner les universités nationales dans le cercle des grandes universités. Les jours à venir nous édifieront davantage.

Aziz BADAROU

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