Journalistes en prison au Togo: La MFWA condamne et exige leur libération

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Deux journalistes emprisonnés au Togo. Dans un communiqué rendu public, la Fondation des Médias pour l’Afrique de l’ouest (MFWA) condamne et exige leur libération. Lire le communiqué !

Communiqué de la MFWA

Un ministre fait incarcérer deux journalistes pour avoir rapporté un cambriolage à son domicile.

Les autorités togolaises doivent libérer Loïc Lawson et Anani Sossou et abandonner toutes les charges retenues contre les deux journalistes dont les droits sont bafoués à l’instigation d’un ministre d’État.

Loïc Lawson, directeur de publication du journal Flambeau des Démocrates, et Anani Sossou, journaliste indépendant, ont été incarcérés le 15 novembre 2023 à la suite d’une plainte pour diffamation déposée par le ministre togolais de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Réforme foncière, Kodjo Adedze.

Les deux journalistes ont individuellement publié sur les réseaux sociaux des informations sur le vol présumé d’une somme de 400 millions de FCFA (un peu plus de 600 000 de dollars américain) dans la résidence du ministre.

Bien que le ministre ait lui-même porté plainte à la police sans révéler le montant cambriolé, il affirme que la somme mentionnée par les journalistes était exagérée et destinée à lui causer des désagréments publics. Il s’agit de la deuxième fois en huit mois que des journalistes sont détenus à la suite de plaintes pour diffamation déposées par des représentants du gouvernement.

En mars, deux journalistes ont été condamnés par contumace à trois ans d’emprisonnement après avoir été détenus à la suite de plaintes déposées par deux ministres. L’un des trois condamnés, Joel Egah, est décédé quelques jours avant la sentence qui faisait suite à un procès pour « propagation de propos mensongers sur les réseaux sociaux » et « outrage à l’autorité » sur plainte du ministre Kodzo Adedze, et du ministre de la Justice, Pius Agbetomey.

Bien que la loi togolaise sur les médias dépénalise la diffamation, cette loi ne couvre pas les réseaux sociaux. Par conséquent, les délits de presse présumés commis sur des plateformes en ligne sont poursuivis en vertu du code pénal ou du code numérique.

La Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP), qui regroupe les partis d’opposition du Togo, a condamné l’emprisonnement des deux journalistes et demandé une révision du code de la presse togolais.

« La DMP estime que le dernier code du numérique qui a choisi d’assimiler le journaliste professionnel à un activiste des réseaux sociaux qui serait soumis aux mêmes règles judiciaires en cas de procès, constitue un grand recul et une entorse à la liberté de la presse conquise de hautes luttes par le peuple Togolais » a déclaré la DMP dans un communiqué.

La Fondation des Médias pour l’Afrique de l’Ouest condamne également l’emprisonnement arbitraire de Lawson et Sossou et demande leur libération immédiate. Nous appelons la justice togolaise à résister aux pressions de l’exécutif et à défendre la liberté de la presse.

 

A.B

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